Epée

Au milieu du XVIIIe siècle, l’épée est parvenue à son stade d’évolution ultime. Au combat, elle donne de moins en moins satisfaction face à des adversaires qui ont adopté le sabre. L’épée s’allège, s’affine, restant uniquement propre à l’escrime d’estoc, devenant de plus en plus décorative, elle revêt des matériaux luxueux.
Au-delà de l’outil qu’elle est sensée demeurer, elle se rapproche  de l’œuvre d’art, expression de la virtuosité de l’artisan qui l’a façonnée. Si à la fin du XVIIIe siècle, l’épée se doit d’être encore quelque peu fonctionnelle elle reflète surtout le statut social de son propriétaire civil ou militaire.