Glossaire

A
Arme blanche : Toute arme comportant une lame. Les cuirasses et armures sont également considérées comme étant des armes blanches. Pour la signification du terme blanche, le fourbisseur ne fabriquait pas lui-même les lames. Il les recevait noires de forge et les blanchissait lors de l’assemblage final.
Arc de jointure : Branche de la monture d’une arme blanche destinée à protéger la main (Aussi appelée branche de garde).
Anneaux : éléments métalliques circulaires, mobiles, montés directement sur un fourreau ou sur la chape et la garniture intermédiaire, destinée au port de l’arme blanche.
Alèses ou alèzes : fines plaquettes de bois placées le long des plats de la lame à l’intérieur du fourreau.

B
Branche de garde : simple ou multiple, c’est la partie de la monture d’une arme blanche qui est destinée à protéger la main (Aussi appelée arc de jointure quant elle est simple).
Bouton de rivure : pièce de la monture supportant le rivetage de la soie d’une arme blanche.
Bouterolle : garniture métallique terminale montée sur le corps du fourreau d’une arme blanche.
Bleu ou bleui : Procédé très en vogue aux XVIII et XIXe siècles, permettant d’appliquer chimiquement sur le premier tiers de la lame des armes blanches, une fine pellicule de couleur bleue.
Basane : pièce de cuir fin servant à gainer les fusée de bois des sabres.

C
Crochet : partie supérieure de la branche de garde qui vient s’insérer dans un trou pratiqué dans le pommeau d’une épée ou d’un sabre.
Croisière : voir à nœud de corps.
Coquille : voir à plateau.
Chape : pièce métallique supérieure du fourreau d’une arme blanche. Elle porte généralement un bouton ou un anneau destiné à en permettre le port. Elle facilite également l’introduction de la lame dans le fourreau.
Cravate : pièce de tissu généralement rouge, montée à travers la soie contre le talon de lame avant assemblage final de l’arme blanche. Elle assure l’étanchéité entre la garde et le fourreau.
Calotte : voir pommeau.
Cuvette : fine feuille de métal, soudée sur les faces internes de la chape, et destinée à faciliter l’entrée de la lame dans le fourreau (appelées aussi lèvres).

D
Dos de lame : Partie de la lame d’une arme blanche, située à l’opposé du tranchant. Pour les sabres, si les poinçons d’épreuve figurent sur le ricasso, la raison sociale du fabricant est généralement placée à cet endroit.
Dard : pièce métallique en fer ou en laiton terminant la bouterolle d’un fourreau d’arme blanche. (généralement ornée de découpes ornementales)
Dorure : procédé chimique permettant d’appliquer une mince pellicule d’or sur la monture ou sur certaines partie de la lame d’une arme blanche.

E
Epée : arme blanche ne permettant que l’escrime d’estoc.
Estoc : technique d’escrime qui consiste à utiliser la pointe de la lame.
Esponton : arme blanche consistant en un fer lenticulaire fixé sur une longue hampe de bois. Sa douille comportait en général deux arrêts. Survivance des hallebardes des siècles précédents, son usage disparaît durant le XVIIIe siècle.

F
Fourbisseur : Artisan qui monte les armes blanches et les vends (fourbir veut dire blanchir : l’artisan ne fabrique pas lui-même les lames. Il les reçoit noires de forge et les blanchit).
Fourreau : élément d’une arme blanche destiné à la protection de la lame, mais également au port de l’arme elle même. Il peut être à ossature de bois ou totalement métallique ou encore en  cuir.
Fusée : poignée proprement dite, d’une arme blanche. Elle est généralement réalisée en bois et habillée de cuir ou de fils métalliques torsadés.
Filigrane : fil de métal simple ou torsadé ornant en totalité ou en partie la fusée d’une arme blanche. (outre son aspect décoratif, son but est avant tout d’assurer à l’utilisateur, une meilleure prise en main de l’arme).

G
Gouttière : saignée en creux pratiquée sur tout ou partie de la longueur de la lame d’une arme blanche. (peut être simple ou multiple).
Garnitures : pièces métalliques fer ou montées sur le corps du fourreau d’une arme blanche.
Galuchat : A l’origine, nom de famille de l’homme qui a crée le procédé permettant d’utiliser de la peau de roussette pour gainer des objets. On rencontre cette méthode sur certaines fusées de sabres de luxe, voire sur des fourreaux entiers.  Le mot est maintenant passé dans le langage courant et désigne le matériau lui même.

H

I

J
Jonc : forme ronde du dos de certaines lames de sabres. On parle alors de lame à jonc.

K

L
Lame : Elément essentiel de toute arme blanche, il s’agit d’un morceau de métal étiré, profilé sur sa longueur, courbe ou non, tranchant sur ses flanc ou uniquement à la pointe

M
Monture : ensemble des éléments constituant la poignée proprement dite d’une arme blanche.
Méplat : partie médiane, plane, de la lame d’une arme blanche en délimitant les deux tranchants.

N
Nœud de corps : partie de la monture d’une arme blanche située immédiatement au dessus de la coquille, en haut de la lame et sur laquelle vient se positionner la partie basse de la fusée.(aussi appelé croisière)

O
Oreillons : piéces de métal, montées sur la croisière, qui viennent lorsque l’arme est au fourreau, en  enserrer la partie supérieure, évitant ainsi à la lame de battre dans le fourreau.

P
Pommeau (dit aussi calotte): élément métallique qui vient coiffer le sommet de la monture d’une arme blanche. Elle reçoit le plus souvent dans un trou prévu à cet effet, le crochet de garde. Dans le cas des sabres, elle peut être à courte ou à longue queue. Dans ce dernier cas, elle recouvre la totalité de l’arrière de la fusée
Pas d’âne : anneaux parfois visibles de part et d’autre du nœud de corps d’une épée et permettant d’y insérer les doigts. (l’escrime évoluant, la taille du pas d’âne diminue à la fin du XVIIIe pour devenir purement décoratif puis disparaître totalement début XIXe)
Plateau : (aussi appelé coquille) partie de la monture, généralement plate destinée à protéger la main et située immédiatement en haut de la lame. Lorsqu’il présente la forme d’un coquillage ouvert, les deux parties sont dénommées « pontats ».
Poinçons : Marques insculpées dans l’acier des lames ou sur les montures des armes blanches par les fabricants ou les contrôleurs au terme de leur fabrication.

Q
Quillon : élément de la monture d’une arme blanche qui prolonge la branche de garde de l’autre côté du nœud de corps.

R
Rivure ou rivet : extrémité de la soie, rivée au marteau ou à l’aide d’une bouterolle, qui solidarise la lame à la monture.
Ricasso : voir talon de lame.

S
Sabre : Arme blanche à lame courbe ou droite,permettant l’escrime à la foi d’estoc et de taille (de pointe et avec le tranchant).
Soie : partie de la lame d’une arme blanche sur laquelle est montée la poignée.

T
Talon de lame : (appelé aussi ricasso) partie haute de la lame située immédiatement avant la monture. C’est sur cette partie de la lame que figurent généralement les poinçons d’épreuves ainsi que les initiales du fabricant ou sa raison sociale.
Tranchant : partie affutée et tranchante d’une lame.

U

V
Virole : bague métallique se situant à chaque extrémité de la poignée d’une épée (peut être réalisée en métal plein ou en fils tressés)
Verrouil : pièce d’équipement métallique, généralement munie de chaînettes, qui permettait de suspendre l’épée à la ceinture.

W
X
Y
Z