Exceptionnel sabre oriental dit « Pala », d’époque fin XVIIIe/début XIXe

Articles par à Oct 1, 2016 dans Sabre, Slider | 0 commentaires

Exceptionnel sabre oriental dit « Pala », d’époque fin XVIIIe/début XIXe

Important sabre oriental de type « Pala ».

Poignée en crosse à plaquettes de corne noire (postérieures), comportant sur chaque face, en partie haute, les « larmes » destinées au passage d’une dragonne.

Très large croisière (17,5 cm) gravée de volutes et de feuillages, se terminant à chaque extrémité par des quillons en amande travaillés à pans et gravés en suite.

Puissante lame en patine grise (70 cm de longueur, pour 4 cm de largeur au talon)  de grande qualité et sans doute en damas, à forte courbure et profil en « T ».

Le dos fortement « taluté » est souligné d’une nervure et de renforts moulurés de part et d’autre du rétreint central. Le large contre-tranchant situé vers la pointe est fortement incisé d’un cartouche également souligné de filets.

Le dos ainsi que le renfort du contre-tranchant sont ornés d’une frise de feuillage incrustée en or. Les deux plats de la lame comportent des cartouches à l’or figurant des inscriptions en langue Arabe (quelques manques et l’un des cartouches en partie effacé). Une inscription en grands caractères Arabes (vraisemblablement une sourate du Coran) souligne sur une face le rétreint de la lame.

Fourreau de chagrin sur ossature bois, à deux grandes garnitures soulignées de bourrelets, très finement gravées de frises de volutes et de feuillages. Sur les plats, des enroulements de rinceaux encadrent la représentation d’une ville et de minarets.

Sur l’une des faces du fourreau, une bande métallique réunit les deux garnitures et un large bracelet supporte deux anneaux. Ces deux éléments sont finement décorés en suite.

La monture et tous les éléments métalliques du fourreau sont en vermeil (à l’exception de la bande entourant la poignée et des deux rivets de plaquettes, qui sont en laiton).

Ce type de sabres est typiquement celui qui était en usage dans l’empire ottoman au moment de l’expédition de Bonaparte en Egypte.

 

Prix : 8 000 Euros.